Notre bilan GES : un outil concret pour réduire notre impact

À la Malterie Caux-Laflamme, nous avons récemment réalisé un bilan complet de nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Cette démarche s’inscrit dans notre volonté d’améliorer continuellement nos pratiques et de baser nos décisions sur des données mesurables.

Un bilan GES ne sert pas uniquement à quantifier un impact environnemental. Il permet surtout d’identifier les véritables sources d’émissions et de concentrer les efforts là où ils auront le plus d’effet.

 

Des émissions opérationnelles très faibles:

L’un des constats les plus importants de notre bilan est la faiblesse de nos émissions directes.

Notre procédé de production fonctionne presque entièrement à l’électricité. Le propane est utilisé uniquement pour le chauffage des bureaux. Résultat : nos émissions liées à la combustion et à l’énergie représentent une part marginale de notre empreinte totale.

Répartition des émissions :

  • Achats d’ingrédients : 82 %
  • Achats d’emballages : 5 %
  • Transport en amont : 5 %
  • Autres postes (déchets, etc.) : 6 %
  • Combustion (fixe et mobile) : 2 %
  • Électricité : 0 %

Plus de 90 % de nos émissions proviennent donc du Scope 3, c’est-à-dire de notre chaîne d’approvisionnement. Cette réalité est typique du secteur agroalimentaire, où la majorité des impacts se situent en amont des opérations.

 

L’électrification : un choix structurant

Le fait que l’ensemble de nos équipements de production soit alimenté à l’électricité est un choix technologique déterminant.

Dans le contexte énergétique québécois, cela nous permet d’opérer avec une empreinte carbone très faible pour nos activités de transformation. Ce positionnement nous donne une base solide pour poursuivre notre transition et concentrer nos efforts sur les postes les plus émetteurs.

 

Les principaux leviers d’amélioration

Le bilan met en lumière trois axes prioritaires :

  1. Les ingrédients

L’orge représente notre principale source d’émissions. Les pratiques agricoles influencent directement l’empreinte carbone. À titre d’exemple, l’orge biologique présente une empreinte environ deux fois plus faible que l’orge conventionnelle.

Cela ouvre la porte à des réflexions stratégiques sur l’approvisionnement et l’accompagnement des producteurs.

  1. Le transport

La distance parcourue et l’optimisation logistique ont un impact direct sur les émissions. Favoriser un approvisionnement plus local constitue un levier concret.

  1. Les emballages

Les sacs de plastique ont une empreinte plus élevée que des alternatives en papier. La réduction des emballages et le développement du vrac représentent également des pistes d’amélioration importantes.

 

Nos actions concrètes

À la lumière de ces résultats, nous avons déjà amorcé plusieurs initiatives :

  • Installation de thermostats intelligents afin de réduire la consommation de propane dans les bureaux
  • Remplacement progressif des sacs de plastique par des sacs de papier
  • Approvisionnement plus local en orge
  • Développement des ventes en vrac et en format tote pour réduire les emballages

Une démarche d’amélioration continue

Ce bilan confirme que notre modèle de production, basé sur l’électrification, est déjà performant sur le plan énergétique. Il nous permet aussi de cibler avec précision les efforts à déployer dans notre chaîne de valeur.

La transition climatique ne repose pas sur des déclarations d’intention, mais sur des données, des choix structurants et des actions mesurables. Ce bilan constitue une étape importante dans notre engagement à bâtir une malterie durable, alignée avec les attentes de nos clients, de nos partenaires et des générations futures.

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